Histoire de la statue de Notre-Dame de Bon-Espoir




Cette statue de Marie, l'une des plus ancienne de France, a été sculptée en bois entre le XI et le XII siècle.
A l'origine, elle représentait la Vierge assise sur un siège, tenant l'enfant Jésus sur ses genoux.
Marie portait une tunique peinte en blanc, une robe verte foncée et un voile blanc couvrant la tête et retombant sur ses épaules.
Son visage était de couleur à peine plus sombre que le teint normal.
La statue n'est donc pas noire à l'origine.
Elle n'a reçu cette teinte que tardivement, entre le XVI et le XVII siècle pour une raison inconnue.
En 1945, une restauration permit de supprimer cette peinture noire et de retrouver la polychromie initiale.
Jusqu'au XV siècle, les dijonnais appelèrent la statue Notre-Dame de l'Apport c'est à dire du marché, car l'église était proche de lieux de commerce.
Au XVII siècle, le nom de Notre-Dame de Bon-Espoir prévalut.
Les dijonnais attribuent en effet à la Vierge plusieurs miracles:
- En septembre 1513, une armée suisse assiégeait Dijon.
Les habitants de la ville prièrent particulièrement la Vierge et portèrent sa statue en procession dans les rues le 11 septembre.
Deux jours plus tard, les ennemis suisses levèrent le siège.
Les dijonnais attribuèrent ce départ à la Vierge.
- En septembre 1944, les troupes allemandes, rassemblées à Dijon semblaient vouloir résister à l'avancée des forces américaines et françaises.
Les dijonnais prièrent la statue.
Dans la nuit du 10 au 11 septembre, les allemands abandonnèrent la cité des ducs et les forces alliées y entrèrent le 11 septembre, anniversaire de la procession de 1513.
A nouveau, de nombreux habitants y virent un miracle de Notre-Dame de Bon-Espoir.
Pour commémorer les délivrances de 1513 et 1944, ils commandèrent une tapisserie, exposée actuellement sous l'orgue. ( voir onglet ''Tapisserie de Terribilis'').
La statue de la Vierge est placée sur un autel d'orfèvrerie émaillé, offert en reconnaissance de la préservation de Dijon lors de la guerre de 1870.
De chaque côté, dans les arcades de pierre, deux peintures réalisées en 1874 par Marc Gaïda.
Ces peintures représentent:
- à gauche, la procession des dijonnais lors du siège de suisses en 1513
- à droite, le vœu des dijonnais lors de la peste en 1531.
Le 6 juin 2016, la statue de Notre-Dame de Bon-Espoir, oeuvre sacrée, très abîmée par le temps, est partie en restauration.
Avant cette opération, la conservatrice-restauratrice et la ville de Dijon ont sollicité le pôle imagerie du C.H.U de Dijon afin de lui faire passer un scanner et des radiographies.
C'est avec enthousiasme que l'équipe du professeur Krause a accueilli la statue de bois pour une batterie d'examens.
Très rapidement, les images ont permis de mettre en évidence des renforts métalliques et un nombre importants de clous.